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Monsanto à Nîmes: ouverture remarquée sur le monde universitaire

21/01/2016

Les professionnels de Monsanto aiment parler de leur métier  - souvent avec passion – à des étudiants qui ont choisi d’explorer les sciences du vivant dans l’idée, peut-être, d’en faire aussi leur métier. De leur côté, dans le cadre de leurs programmes, les professeurs et équipes universitaires cherchent à diversifier l’enseignement, et à le concrétiser en le rapprochant du monde professionnel.

C’est ainsi qu’en 2015, 12 étudiants de la Licence professionnelle EVAPPMT (Expérimentation Végétale pour l’Amélioration et la Protection des Plantes Tropicales et Méditerranéennes) de la Faculté de Sciences de Montpellier ont eu l’opportunité d’échanger avec des spécialistes de Monsanto. En effet l’expérimentation fait partie du cœur de métier de l’entreprise. « Avant de proposer une nouvelle variété au maraîcher ou à l’agriculteur, elle est toujours testée dans différentes conditions, selon des protocoles très précis, conformes à la législation », précise Leslie Gadal, Ingénieure qualité semences. « Cette expérimentation est coordonnée par les techniciens de Monsanto en serre ou en champ, sur nos sites,  ou très souvent chez les agriculteurs eux-mêmes», ajoute-t-elle. 

Bien plus qu’une simple présentation de Monsanto, il s’agit bien d’un cycle d’intervention qui a été organisé en 3 phases. La première étape, une session en salle, décrivait le métier de semencier.Cette intervention de 2 heures a permis d’aborder des thèmes aussi divers et variés que les axes de recherche et de sélection variétale, les étapes de mise au point d’une nouvelle variété végétale, et le rôle des biotechnologies au sens large.

Dans un second temps, les étudiants ont visité  le site de production de semences potagères de Nîmes : serres de production de semences de melon et de concombre, laboratoire de biologie cellulaire, ainsi que centre de logistique qui approvisionne  en semences potagères les maraîchers de France et d’Europe du sud.

Serre de sélection de tomates
Serre de sélection de tomates

Enfin, c’est une session sur l’expérimentation appliquée à la production de semences qui a permis de clôturer ce cycle. « Certes il faut au moins 3 heures de présentation et de discussion pour donner aux étudiants les grands principes de l’expérimentation végétale, mais on peut le faire de manière ludique et avec des exercices pratiques », explique Sophie Collenot, Ingénieure de recherche, « A titre d’exemple, les étudiants  ont planché sur un problème de mesure de bonbons – sujet plus complexe qu’il n’y paraît a priori ! -, puis  sur un cas réel de production de semences de melon. »

Soucieux de leur avenir, les élèves ont également participé à des simulations d’entretien d’embauche organisée par la Directrice du site, Patricia Poggi, et échangé sur les attentes que peuvent avoir les recruteurs. « Les étudiants ont posé de nombreuses questions et montré aussi beaucoup d’intérêt pour le parcours professionnels des collaborateurs de Monsanto », témoigne Patricia Poggi.

Dans la région, l’équipe pédagogique de l’école d’ingénieurs agronomes Montpellier SupAgro a également sollicité Monsanto pour intervenir auprès de la vingtaine d’étudiants de la spécialisation APIMET, dont les diplômés ont aussi vocation à travailler dans les métiers de la semence : sélectionneurs, biologistes, pathologistes, ou expérimentateurs.

Semences de melon
Semences de melon

Cette formation a pour objectif de « donner aux étudiants une vision d’ensemble de ces filières en identifiant leurs faiblesses et leurs atouts. » Un module spécifique sur le thème des biotechnologies végétales, ouvrant la porte à des intervenants divers, a été organisé. Au-delà d’un discours académique sur l’entreprise et ses métiers, les intervenants de Monsanto ont fourni aux étudiants des éléments pour construire une argumentation, qu’ils ont ensuite mise en pratique lors d’un jeu de rôle. L’exercice mettait en scène un échange avec les experts du HCB (Haut Conseil des Biotechnologies) à propos de « l'autorisation de mise en culture d'un OGM tolérant à la sécheresse en Afrique de l'ouest », explique Leslie Gadal, « la discussion s'est terminée avec 12 ‘pour’ et 2 ‘sans opinion’ ».

Bilan positif semble-t-il puisque rendez-vous a déjà été donné pour l’année prochaine !